
Du fait de leurs longue histoire, les deux citées ariégeoises, Foix et Pamiers
ont une tradition hospitalière très ancienne.
Extrait
de « Patrimoine hospitalier de l’Ariège » de Bernadette Truno
L'hôpital de la Garide, dont l'hôpital Saint-Vincent fut le continuateur
appartenait en 1304 à la confrérie du même nom. Des guerres de religions à la
Révolution, il va connaître des fortunes diverses jusqu'en 1755 ou Louis XV
autorise sa reconstruction. Les sœurs de Saint-Vincent de Paul y sont appelées
pour donner les soins aux malades. Le vingtième siècle s'ouvre sur la
laïcisation du personnel. En 1924, suite à la fermeture de quatre hôpitaux
cantonnaux, les bâtiments existants sont agrandis et aménagés.
L'origine de l'hôpital Saint-Jacques remonte à 1804. Il accueillait, en dehors
des militaires de la garnison, les pauvres et les malades indigents de la
ville. L'administration en avait été confié aux soeurs de Nevers jusqu'à la
séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1905. Il faudra attendre les années
soixante, soixante-dix pour que l'hôpital s'agrandisse et se modernise.

En 1972, commence une grande mutation : pour construire une blanchisserie
commune, les deux hôpitaux décident de créer un syndicat inter hospitalier. En
1983, les budgets de fonctionnement sont mis en commun, en 1991 il en est de
même pour les budgets d’investissement. Le 1er janvier 1992, l'hôpital
Saint-Vincent de Paul de Pamiers et l'hôpital Saint-Jacques de Foix deviennent
une seule entité juridique, un seul patrimoine : le centre hospitalier
intercommunal du val d'Ariège. Les soins continuent, le plus souvent de façon
complémentaire, à être prodigués sur les sites existant de la ville comtale
comme de la ville épiscopale jusqu'à la réalisation d'un projet ambitieux, la
construction d'un hôpital sur un site unique localisé entre les deux
villes…une page d'histoire hospitalière est tournée, une autre s’ouvre avec
l'ouverture en décembre 2000 du nouveau centre hospitalier du val d'Ariège.